Comment fabriquer une oya : fabrication ancestrale.

Comment fabriquer une oya :

fabrication ANCESTRALE

À la source des oyas :

L’histoire des oyas, ces pots d’irrigation traditionnels, nous transporte à travers les siècles, jusqu’à l’aube des civilisations agricoles. L’origine de cette technique ingénieuse d’irrigation par capillarité remonte à la dynastie des Han en Chine ancienne, où elle fut évoquée pour la première fois par l’agronome Fan Shenzhi. Cette méthode, qui consiste à utiliser des récipients en terre cuite pour fournir une irrigation lente et régulière directement aux racines des plantes, s’est répandue bien au-delà de ses origines asiatiques. Les Romains, reconnus pour leurs avancées en ingénierie et agriculture, adoptèrent également cette pratique pour optimiser l’usage de l’eau dans leurs vastes domaines. Malgré son ancienneté, l’utilisation des oyas reste relativement méconnue aujourd’hui, bien qu’elle ait essaimé sur divers continents, y compris en Afrique, en Asie, et notablement en Amérique latine, où elle est particulièrement répandue au Brésil et au Mexique. Le terme « oya », emprunté à l’espagnol et signifiant « pot », évoque la simplicité et l’efficacité de cette méthode d’irrigation qui, bien qu’ancienne, est d’une actualité surprenante face aux enjeux modernes de gestion de l’eau.

ATELIER PRATIQUE À LA FORÊT DES DÉLICES

1 – La récolte de la terre

L’aventure débute avec la récolte de la terre chez nous il s’agit d’une terre argilo-calcaire. Cette étape initiale marque le commencement d’un dialogue avec la nature, où la terre est collectée avec respect et gratitude pour ses bienfaits.

2 – Le tamisage

Une fois récoltée, la terre est soumise au bassinage dans de l’eau permettant de faire remonter l’argile à la surface puis une fois sec nous réalisons un tamisage minutieux. Ce processus méticuleux vise à affiner la matière, en éliminant les impuretés et les grumeaux, pour ne conserver que la plus fine argile, prête à être transformée en oyas.

3 – Le Façonnage

La terre, ainsi préparée, est ensuite façonnée avec art et délicatesse en oyas. Cette étape cruciale requiert une attention particulière et un savoir-faire transmis à travers les générations. Chaque oya, modelée à la main, est le reflet d’une histoire et d’une tradition perpétuées.

4 – La cuisson ancestrale

Enfin, les oyas sont soumises à la cuisson au feu, d’abord recouvertes de sciure de bois puis enveloppées d’un torchis afin de réaliser le fameux four ancestral pour une cuisson à haute température. La gestion de la chaleur est assurée par une petite cheminée qui permet l’évacuation des fumées. La cuisson se fait lentement jusqu’à ce que le four refroidisse. Une fois la température redescendue, on peut ouvrir le four et découvrir les oyas et poteries cuits et prêts à l’emploi.

La création des Oyas à la forêt des délices nous rappelle le génie discret de nos ancêtres.

En conclusion, l’art ancestral de la création des oyas dans la forêt des Délices nous rappelle le génie discret de nos ancêtres, qui savaient tirer parti des ressources naturelles avec respect et ingéniosité.

Cette pratique, empreinte de patience et de délicatesse, est une ode à la simplicité et à l’efficacité, démontrant que les solutions les plus durables à nos enjeux environnementaux résident souvent dans la sagesse du passé. En réhabilitant ce savoir-faire ancien, l’atelier de la forêt des Délices ne se contente pas de produire des objets ; il perpétue une philosophie de vie en harmonie avec la Terre.

Puissent les oyas de la forêt des Délices inspirer de nouvelles générations à regarder vers le passé pour éclairer le chemin vers un futur plus vert et plus juste.

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